Itinéraire de 15 jours au Portugal : notre carnet de route

Itinéraire de 15 jours au Portugal : notre carnet de route

Le tram 28 grince dans une montée d’Alfama, frôle une façade d’azulejos, puis s’arrête net pour laisser passer un livreur. Par la fenêtre, le Tage apparaît entre deux toits. C’est souvent ainsi que commence un voyage au Portugal : par Lisbonne, ses pentes et sa lumière. Quinze jours permettent ensuite de remonter vers Porto et la vallée du Douro, de traverser l’Alentejo et de finir face à l’océan, en Algarve. Voici le découpage que nous proposons, du nord au sud après un départ par la capitale.

Jours 1 à 4 : Lisbonne et Sintra

Trois jours pleins ne sont pas de trop pour Lisbonne. Le premier se consacre aux quartiers historiques : Baixa, Chiado, puis Alfama et le belvédère de Santa Luzia en fin de journée. Le deuxième part vers Belém, pour le monastère des Hiéronymites et la tour de Belém, tous deux inscrits au patrimoine mondial, sans oublier une pâtisserie à la crème achetée sur place. Le troisième jour laisse le temps au musée Calouste-Gulbenkian, au quartier de Príncipe Real et à un concert de fado le soir.

Le quatrième jour, un train de banlieue rejoint Sintra en moins d’une heure depuis la gare du Rossio. Le palais de la Pena, ses couleurs vives et ses jardins, le château des Maures et la Quinta da Regaleira occupent facilement la journée. Les billets se réservent à l’avance en été, et les navettes locales évitent de chercher une place de stationnement introuvable.

Jours 5 et 6 : Óbidos, Nazaré et Coimbra

À partir d’ici, une voiture de location simplifie les choses. En remontant vers le nord, Óbidos et son enceinte médiévale se visitent en une matinée. Nazaré, un peu plus loin, est célèbre pour les vagues géantes qui déferlent en hiver au large du phare, et pour ses pêcheurs qui font sécher le poisson sur la plage.

La nuit suivante se passe à Coimbra, ville universitaire posée au-dessus du Mondego. L’ancienne université, inscrite elle aussi au patrimoine mondial, abrite la bibliothèque Joanina, merveille baroque dont les visites se font par petits groupes à horaires fixes. Le soir, les ruelles de la ville basse s’animent au rythme des étudiants.

Jours 7 à 9 : Porto et la vallée du Douro

Porto se découvre à pied, en descendant vers la Ribeira et en traversant le pont Dom-Luís-Ier pour rejoindre les caves de vin de Porto, à Vila Nova de Gaia. La gare de São Bento et ses panneaux d’azulejos, la librairie Lello, dont l’entrée est payante, et un coucher de soleil depuis les jardins du Morro complètent deux journées bien remplies.

Le neuvième jour est réservé au Douro. Le train de la ligne du Douro longe le fleuve jusqu’à Pinhão, au milieu des vignobles en terrasses, ce qui permet de déguster sans avoir à reprendre le volant. Pour préparer d’autres étapes ou comparer ce parcours avec un voyage dans un pays voisin, le magazine allovoyages.fr propose des itinéraires détaillés et des conseils de saison qui aident à affiner le programme.

Jours 10 à 12 : l’Alentejo, entre Évora et les plaines

Depuis Porto, la route vers le sud est longue : mieux vaut couper le trajet ou rendre la voiture pour rejoindre Lisbonne en train, puis en reprendre une vers l’Alentejo. Évora mérite deux nuits. Son centre historique, entouré de remparts, conserve un temple romain, une cathédrale fortifiée et la chapelle des Os, aussi saisissante que singulière. La ville a été désignée capitale européenne de la culture pour 2027, aux côtés de Liepāja en Lettonie, ce qui laisse attendre une programmation riche.

Autour, les plaines couvertes de chênes-lièges mènent au village perché de Monsaraz, qui domine le lac d’Alqueva, l’un des plus grands lacs artificiels d’Europe. Le ciel y est réputé pour l’observation des étoiles, loin de toute pollution lumineuse.

Jours 13 à 15 : l’Algarve, pour finir face à l’océan

La dernière partie du voyage rejoint la côte sud. Lagos sert de base idéale : les falaises dorées de la Ponta da Piedade se découvrent en kayak ou en bateau, et les plages de la ville se rejoignent à pied. Une journée vers l’ouest mène au cap Saint-Vincent et à Sagres, là où le continent s’arrête face à l’Atlantique.

La grotte de Benagil, plus à l’est, attire beaucoup de monde ; l’accès se fait par la mer, et les règles de visite ont été durcies ces dernières années, il faut donc se renseigner sur place. Le vol retour peut partir de Faro, ce qui évite de remonter vers Lisbonne.

Quelques conseils pour ce carnet de route : juin et septembre offrent un bon compromis entre chaleur et affluence, les péages autoroutiers se règlent souvent électroniquement avec les voitures de location, et le train reste le meilleur allié entre les grandes villes. Si quinze jours semblent trop longs pour un premier séjour, nos escapades d’un week-end en Europe proposent une version condensée de Lisbonne ou de Porto.